dégoût


dégoût

dégoût [ degu ] n. m.
• 1560; de dégoûter
1Manque de goût, d'appétit, entraînant une réaction de répugnance. anorexie, inappétence; répugnance, répulsion. Être pris de dégoût. Avoir des haut-le-cœur, des nausées de dégoût. Il a un véritable dégoût pour la viande. phobie. Manger jusqu'au dégoût. indigestion, satiété. Moue de dégoût ( berk, fi, pouah) . Ivich « fit une grimace de dégoût : — Que c'est mauvais, dit-elle » (Sartre).
2(1636) Aversion que l'on éprouve pour qqch. aversion, écœurement, éloignement, exécration, horreur, répugnance, répulsion. « Cela fait frissonner d'horreur ou soulever le cœur de dégoût » (Diderot). « Le désir et le dégoût sont les deux colonnes du temple du Vivre » (Valéry). Avoir du dégoût pour qqch. Prendre qqch. en dégoût. Le dégoût du travail, pour le travail, de travailler.
Aversion, répugnance physique ou morale (pour qqn). haine, horreur . Il m'inspire un profond dégoût. « Un dégoût, une haine atroce de moi-même » (A. Gide).
3Absence complète d'attrait (pour qqch.); fait de se désintéresser par lassitude. « Le mal de René, c'est le dégoût de la vie, l'inaction et l'abus du rêve » (Sainte-Beuve). désenchantement, lassitude, spleen.
Vx Cessation du goût, du plaisir que procure qqch. « Les amours meurent par le dégoût et l'oubli les enterre » (La Bruyère).
4Sentiment de répugnance ou de lassitude. Ses goûts et ses dégoûts. « C'est dans l'absolue ignorance de notre raison d'être qu'est la racine de notre tristesse et de nos dégoûts » (France).
⊗ CONTR. Goût; appétit, attrait, désir, envie, 1. plaisir.

dégoût nom masculin Sensation d'écœurement, haut-le-cœur provoqué par quelque chose qui dégoûte : À la vue de cette surabondance de crème, elle fut prise de dégoût. Sentiment d'aversion, de répulsion, provoqué par quelqu'un, quelque chose ; fait d'être dégoûté, de ne plus avoir de goût pour quelque chose, d'intérêt, d'attachement ou d'estime pour quelqu'un : Son dégoût de la lecture date de l'école primaire.dégoût (citations) nom masculin Henri Frédéric Amiel Genève 1821-Genève 1881 Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu'à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité. Journal intime, 20 janvier 1866 Théodore de Banville Moulins 1823-Paris 1891 On mourra de dégoût si l'on ne prend pas, de-ci de-là, un grand bain d'azur. Odes funambulesques Charles Baudelaire Paris 1821-Paris 1867 — Ah ! Seigneur ! donnez-moi la force et le courage De contempler mon cœur et mon corps sans dégoût ! Les Fleurs du Mal, Un voyage à Cythère François de Salignac de La Mothe-Fénelon château de Fénelon, Périgord, 1651-Cambrai 1715 Il ne faut point s'opiniâtrer à faire goûter aux enfants certaines personnes pieuses dont l'extérieur est dégoûtant. De l'éducation des filles Anatole François Thibault, dit Anatole France Paris 1844-La Béchellerie, Saint-Cyr-sur-Loire, 1924 Académie française, 1896 J'ai rarement ouvert une porte par mégarde sans découvrir un spectacle qui me fît prendre l'humanité en pitié, en dégoût ou en horreur. La Vie en fleur Calmann-Lévy Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux Paris 1688-Paris 1763 On s'accoutume à tout dans l'abondance, il n'y a guère de dégoût dont elle ne console. La Vie de Marianne Hippolyte Adolphe Taine Vouziers 1828-Paris 1893 Académie française, 1878 Qui goûte de tout se dégoûte de tout. Vie et opinions de Thomas Graindorge Paul Valéry Sète 1871-Paris 1945 Le goût est fait de mille dégoûts. Choses tues Gallimarddégoût (difficultés) nom masculin Orthographe Avec un accent circonflexe sur le u, comme dans goÛt, dont il est issu. De même pour les dérivés dégoÛter, dégoÛtant. ● dégoût (expressions) nom masculin Prendre quelque chose en dégoût, ressentir de la répugnance pour quelque chose. ● dégoût (homonymes) nom masculin dégou nom masculindégoût (synonymes) nom masculin Sensation d'écœurement, haut-le-cœur provoqué par quelque chose qui dégoÛte
Synonymes :
- écoeurement
- nausée
- répulsion
Contraires :
- appétence
- goût
Sentiment d'aversion, de répulsion, provoqué par quelqu'un, quelque chose ; fait d'être...
Synonymes :
- exécration
Contraires :

dégoût
n. m.
d1./d Répugnance, manque d'appétit pour. Dégoût du vin, de la cigarette.
d2./d Par ext., fig. Répugnance, aversion. éprouver un dégoût profond pour les sports brutaux.

⇒DÉGOÛT, subst. masc.
A.— Manque d'appétit. Un frisson, un geste, une grimace de dégoût. Elle essaya de manger. Elle ne put rien avaler. Tout lui donnait un dégoût insurmontable (A. FRANCE, Lys rouge, 1894, p. 384) :
1. C'était surtout l'horrible faim et une disette de plus en plus menaçante. Ma mère supportait tout cela avec un grand courage, mais elle ne pouvait vaincre le dégoût que lui inspiraient les oignons crus, les citrons verts et la graine de tournesol, dont je me contentais sans répugnance : ...
SAND, Histoire de ma vie, t. 2, 1855, p. 213.
B.— P. anal. Aversion, répugnance :
2. Le cœur réagit par la méfiance ainsi que le corps réagit par le dégoût. On a noté que les mêmes objets, les mêmes odeurs, qui soulèvent le dégoût quand ils viennent d'autrui, ne l'éveillent plus quand ils viennent de nous, et même suscitent notre intérêt : comme si le corps déjà s'aimait organiquement et détestait — parce qu'il redoute — le corps d'autrui.
MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 475.
[L'obj. du dégoût est un animé ou une réalité concr.] :
3. C'était la première jouissance d'amour-propre qu'il eût jamais éprouvée. Il [Quasimodo] n'avait connu jusque-là que l'humiliation, le dédain pour sa condition, le dégoût pour sa personne.
HUGO, Notre-Dame de Paris, 1832, p. 83.
4. Grasse, sale, voûtée, bigote, bornée, irascible, dure jusqu'à la cruauté, sournoise, vindicative, elle fut, dès la première vue, un objet de dégoût moral et physique pour moi, comme elle l'était déjà pour toutes mes compagnes.
SAND, Histoire de ma vie, t. 3, 1855, p. 92.
En partic. :
5. Alors avait commencé l'ère des doutes, tiraillements de la pensée qui provoquent les crampes d'estomac, les insomnies, la fièvre, le dégoût de soi-même; ...
FLAUBERT, L'Éducation sentimentale, t. 2, 1869, p. 18.
6. ... il est donné à tous de se haïr quelquefois, de céder un instant au dégoût de soi-même; le difficile est de persévérer dans cette haine et dans cette horreur.
MAURIAC, La Vie de Jean Racine, 1928, p. 240.
[L'obj. du dégoût est une abstraction] :
7. ... je trouvais plaisir dans mon obéissance, parce qu'elle me débarrassait de ma volonté. Mon défaut capital est l'ennui, le dégoût de tout, le doute perpétuel.
CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 3, 1848, p. 301.
Spéc., au plur. Écœurements. Vous que j'ai tant vus souffrir des langueurs et des dégoûts de la servitude militaire, c'est pour vous surtout que j'écris ce livre (VIGNY, Serv. et grand. milit., 1835, p. 128) :
8. Je vous assure qu'on ne réfléchit guère à toutes ces subtilités quand l'envie vous prend de faillir. Je suis même certain qu'une femme n'est mûre pour l'amour vrai qu'après avoir passé par toutes les promiscuités et tous les dégoûts du mariage, qui n'est, suivant un homme illustre, qu'un échange de mauvaises humeurs pendant le jour et de mauvaises odeurs pendant la nuit.
MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 1, Une Ruse, 1882, p. 832.
Rem. Dans ces 2 emplois la prép. de n'a pas la même valeur que dans les cas précédents; elle indique la cause des dégoûts.
C.— Manque d'intérêt ou d'estime pour quelque chose (parfois pour quelqu'un). Il résulte de là un grand dégoût pour les disputes métaphysiques (MAINE DE BIRAN, Journal, 1814, p. 29) :
9. ... quand je vois ton dégoût pour les joueurs de tennis, nos voisins, insolents avec le garçon et qui mettent les pieds sur les chaises...
MONTHERLANT, Les Olympiques, 1924, p. 301.
Dégoût de + inf. :
10. Marthe secouait la tête avec une lassitude infinie. C'était plus fort qu'elle. Il y avait tout au fond de son être une morne désespérance, un dégoût de vivre qu'elle ne pouvait surmonter. Elle s'abandonnait, se sentant plus molle et plus légère qu'une plume emportée dans un tourbillon d'orage.
MOSELLY, Terres lorraines, 1907, p. 146.
Au plur., vx. Mortifications. Cf. adulation ex. 2 :
11. Indépendamment de mes chagrins et de mes inquiétudes domestiques, il faut encore me résigner à tous les dégoûts des haines littéraires.
HUGO, Lettres à la fiancée, 1821, p. 76.
Spéc. Intense sentiment de lassitude; absence complète d'attraits pour quelque chose. Je partis dans un de ces momens où l'on se livre à la destinée, où tout paraît meilleur que la servitude, le dégoût et l'insipidité (STAËL, Corinne, t. 2, 1807, p. 408) :
12. Je me livrai donc sans choix, sans goût, sans intérêt au déroulement de mes jours. Au milieu des dégoûts et de l'apathie, où ma raison détrompée retenoit mon cœur aimant, mes plus fréquentes impressions étoient la réaction sur moi des misères de mes semblables.
SENANCOUR, Rêveries, 1799, p. 4.
Prononc. et Orth. :[degu]. Ds Ac. 1694 et 1718 sous l'anc. forme desgoust; ds Ac. 1740-1932 sous la forme mod. Homon. dégout (de dégoutter). Étymol. et Hist. 1. éd. 1595 « manque d'appétit » (MONTAIGNE, Essais, 1. 3, chap. 13, éd. A. Thibaudet, p. 1220); 2. av. 1630 « déplaisir, chagrin » (D'AUBIGNÉ, Vie, XII ds LITTRÉ); 3. 1636 « aversion pour quelqu'un ou quelque chose » (MONET). Déverbal de dégoûter. Fréq. abs. littér. : 2 965. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 3 757, b) 4 120; XXe s. : a) 5 194, b) 4 071.

dégoût [degu] n. m.
ÉTYM. 1560; déverbal de dégoûter.
1 Manque de goût, d'appétit, entraînant une réaction de répugnance. Anorexie, écœurement, inappétence. || Le dégoût de qqn pour qqch., son dégoût pour… || Avoir du dégoût pour qqch. || Le cœur (cit. 14) bondit, se soulève de dégoût. || Vaincre, surmonter son dégoût. || Manger jusqu'au dégoût. Indigestion, satiété (à), soûl (tout son soûl). || Avoir des haut-le-cœur, des nausées de dégoût. || Il a un véritable dégoût pour la viande. Phobie. || Grimace de dégoût. || Moue de dégoût (→ Berk, fi, pouah).
1 Le soir, elle eut un grand dégoût,
Et ne put au souper toucher à rien du tout.
Molière, Tartuffe, I, 4.
2 Ce sont les mets les plus savoureux qui excitent le dégoût des mauvais estomacs.
Edmond Jaloux, le Dernier Jour de la création, V, p. 57.
3 Ivich porta la coupe à ses lèvres et fit une grimace de dégoût :
— Que c'est mauvais, dit-elle en reposant son verre.
Sartre, les Chemins de la liberté, l'Âge de raison, XI, p. 185.
2 (1636). Aversion morale, intellectuelle, éprouvée (pour quelque chose). Aversion, éloignement, exécration, horreur, répugnance, répulsion. || Objet de dégoût. Rebut. || Avoir du dégoût pour qqch. Abhorrer, exécrer. || Faire un travail sans dégoût, sans déplaisir. || Ce travail fastidieux lui inspire du dégoût. || Le dégoût du travail, de travailler.
4 C'est donc là le dégoût qu'apporte l'hyménée ?
Je te suis odieuse après m'être donnée !
Corneille, Polyeucte, IV, 3.
5 (…) un goût suivi d'un prompt dégoût (…)
Voltaire (→ Amour, cit. 12).
6 (…) l'assujettissement d'un emploi pour lequel je ne me sentais que du dégoût.
Rousseau, les Confessions, VIII.
7 Cela fait frissonner d'horreur, ou soulever le cœur de dégoût à celui qui a le moindre sentiment de l'élégance, de la noblesse, de la grâce.
Diderot, Salon de 1767.
8 Les objets (…) qui se rapportent aux plus violents désirs dont se puissent émouvoir la chair et le sang ne sauraient être considérés avec indifférence, et, dès qu'ils n'inspirent pas la volupté, ils soulèvent le dégoût.
France, le Mannequin d'osier, p. 300.
8.1 Je ne réponds pas d'avoir du goût, mais j'ai le dégoût très sûr.
J. Renard, Journal, 19 mars 1901.
9 Le désir et le dégoût sont les deux colonnes du temple du Vivre.
Valéry, Suite, p. 90.
10 Pour marquer le dégoût, la honte, on se sert de : J'ai honte, il est honteux, c'est dégoûtant, ignoble, répugnant : C'est dégoûtant qu'une femme dans ces conditions ait une pension de veuve.
Brunot, la Pensée et la Langue, III, XII, section IV, X, p. 556.
3 Absence complète d'attrait pour qqch.; fait de se désintéresser par lassitude. Désenchantement, écœurement, lassitude, spleen. || Éprouver un immense, un insurmontable, un profond dégoût de tout, pour tout. — ☑ Loc. littér. Prendre sa vie en dégoût.
11 Le démon de Stagyre, ou, ce qui revient au même, le mal de René, c'est le dégoût de la vie, l'inaction et l'abus du rêve, un sentiment orgueilleux d'isolement, de se croire méconnu, de mépriser le monde et les voies tracées, de les juger indignes de soi, de s'estimer le plus désolé des hommes, et à la fois d'aimer sa tristesse; le dernier terme de ce mal serait le suicide.
Sainte-Beuve, Causeries du lundi, 1er oct. 1849, t. I, p. 18.
12 Un dégoût profond de la vie avait relâché la lèvre inférieure, qui tombait morose avec une sorte de moue boudeuse.
Th. Gautier, le Capitaine Fracasse, t. II, XI, p. 75.
13 — Ah ! Seigneur ! donnez-moi la force et le courage
De contempler mon cœur et mon corps sans dégoût !
Baudelaire, les Fleurs du mal, « Un voyage à Cythère ».
4 Vx (langue class.). Cessation du goût, du plaisir que procure quelque chose.
14 Je m'étonne (…) que des modernes aient témoigné (…) tant de dégoût pour ce grand poète (Euripide) (…)
Racine, Iphigénie, Préface.
15 Les amours meurent par le dégoût, et l'oubli les enterre.
La Bruyère, les Caractères, IV, 32.
5 Aversion, répugnance (physique ou morale) pour qqn. Haine, horreur. || Elle a un dégoût instinctif, physique pour cet homme.
16 Les enfants n'aiment pas la vieillesse. L'aspect de la nature défaillante est hideuse à leurs yeux. Leur répugnance que j'aperçois me navre; et j'aime mieux m'abstenir de les caresser que de leur donner de la gêne ou du dégoût.
Rousseau, Rêveries, 9e promenade.
17 Mais la compensation qu'il exigerait était facile à prévoir. Germaine y répugnait, moins par fierté pour Gurau, ou par dégoût physique pour Marquis, que par fierté, souci d'indépendance.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. IV, XI, p. 117.
Le dégoût de soi. Mépris; haine, honte.
18 Je sentis, en m'éveillant le lendemain, un si profond dégoût de moi-même, je me trouvai si avili, si dégradé à mes propres yeux (…)
A. de Musset, Confession d'un enfant du siècle, II, I.
19 Un dégoût, une haine atroce de moi-même (…)
Gide, Journal, 20 sept. 1916.
6 (Un dégoût, les dégoûts). Sentiment de répugnance ou de lassitude. || Être abreuvé de dégoût. || Essuyer bien des dégoûts. Humiliation (→ Aridité, cit. 4).Vx. || Le dégoût de (et inf.) : le sentiment de lassitude, d'écœurement que l'on éprouve à…
20 (…) le dégoût de n'être pas assez admirés de ceux qui nous connaissent trop (…)
La Rochefoucauld (→ Connaissance, cit. 29).
21 C'est dans l'absolue ignorance de notre raison d'être qu'est la racine de notre tristesse et de nos dégoûts.
France, Jardin d'Épicure, p. 51.
22 Ibsen a éprouvé le dégoût de n'être pas à son rang; son orgueil a grandi dans l'humiliation.
André Suarès, Trois hommes, « Ibsen », II, p. 87.
CONTR. Goût. — Appétence, appétit, attrait, contentement, délectation, désir, engouement, envie, jouissance, plaisir, satisfaction, volupté. — Consolation, encouragement.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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